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Entrevue avec un vampire

Partie 1

Par:  Léandre Porter

Journaliste : Avec moi aujourd’hui le Comte Claude Faivre. Comte racontez moi comment vous avez été initié au vampirisme ?

 

 

Comte : Ça remonte à plusieurs années, j’espère que ma mémoire ne me jouera pas trop de tour. Et bien voilà :

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Mardi 11 octobre 2005

Claude : Bon sang Kapa, relèves-toi ! Tu ne trouves pas que tu exagères un peu là ? Tu te comportes comme si je t’avais menacé de te couper un bras ou pire de t’arracher le cœur ! T’as l’air d’un chien battu !

Je me suis relevé, et j’ai fais face à mon mari. " S’il te plait fait ça vite " murmurais-je " Brave Kapa ! C’est comme ça que je t’aime, courageuse, fière et soumise ! " me dit Claude.

Il m’attrapa par les épaules et m’approcha de lui. " Ça fait 20 ans que j’attends ce moment !  Tu ne peux pas savoir combien j’ai du lutter pendant toutes ces années. Combien de fois j’en ai eu envie ! "  Dit-il.  Sa bouche courait sur mon cou et ma gorge. J’arrivais à peine à me tenir debout. Je devais m’accrocher à lui pour ne pas tomber.

Claude : Tu trembles ma belle, il ne faut pas. Je ne te ferai pas mal mon cœur, je vais juste mordre ta tendre chair. T’inquiètes pas je ne vais pas t’abîmer, je tiens à te retrouver aussi belle que tu l'es maintenant. Kapa je suis fou de toi…

 

Puis, j'ai senti la douleur, intense… terrible. Le sang qui coulait dans mon cou... Je vis la bouche pleine de mon sang de mon mari… J’ai senti que mes forces m’abandonnaient, et j’ai perdu conscience…

 

Je me suis réveillé dans mon lit. Claude était auprès de moi, assit dans un fauteuil. Il ne m’avait pas tué. Je le regrettais. J’étais en sous-vêtements et je n’avais plus de sang sur moi. Apparemment, il m’avait déshabillé et lavé. Mis à part la couleur de ma peau, maintenant grise, je ne me sentais pas différente. Pourtant, je savais bien que je l’étais.

 

Je tentais de me relever. Du coin de l’œil je vis dans le miroir à coté du lit, les couvertures qui se soulevaient, toutes seules, comme par magie. Aucune trace de moi. Je n’existais pas. Claude me dit : " Vas-y doucement chérie, tu as perdu beaucoup de sang. "

 

Ma tête tournait. Je me sentais très faible et j’ai failli tomber. Claude me rattrapa. " Doucement Kapa " Ses bras toujours autour de moi il me dit : " Tu vas devoir appeler au bureau Kapa, et leur dire que tu désires quitter ton emploi ". Je ne comprenais pas, pourquoi je devais faire ça. " Mais je ne veux pas quitter mon travail Claude " dis-je d’une toute petite voix. " Tu n’as pas le choix Kapa. Tu ne peux plus sortir le jour, tu dois éviter le jour, sinon tu mourras " m’expliqua mon mari.

 "Je vais bien " dis-je à Claude. " Tu peux me lâcher maintenant. " Je ne supportais pas ses mains sur moi. Je ne voulais pas qu’il me touche.

 

Je suis allé à ma commode pour prendre des vêtements. Je n’endurais plus les regards de Claude sur mon corps. Je voulais cacher le maximum de cette peau trop grise. J’ai choisi un ensemble pantalon que je ne portais jamais. Et toujours sous les yeux de mon mari, je me suis habillé. " Je vais téléphoner à mon patron " Dis-je.

 

Mon mari me suivit. J’ai pris le téléphone, et j’ai composé le numéro. Evidemment il était trop tôt, il n’y avait personne au bureau. J’allais laisser un message sur la boite vocale de mon patron. Je préférais ça. Je n’aurais pas été capable de lui dire que je quittais mon poste de vive voix. " Monsieur Lemire, ici Kapa. Je voulais vous dire que …je voulais vous dire Monsieur Lemire, que je ne viendrai plus jamais travailler " Voilà, c’était fini. J’ai raccroché le téléphone et je me suis mise à pleurer.

 

Immédiatement mon mari me serra dans ses bras. Et bien que je n’avais aucune envie qu’il ne me touche, je l’ai enlacé à mon tour. J’avais besoin qu’on me console, je vivais la journée la plus triste de ma vie.

 

Claude : Kapa écoutes moi une seconde. Je sais que tout ça est nouveau pour toi, et que tu ne souhaitais pas cela. Mais penses un peu au cadeau que je te fais. Tu vivras éternellement, avec moi. Tu ne réalises pas la chance que tu as.

 

J’ai demandé : " Maintenant dis-moi de quoi on vivra ? Hein ? " Claude me dit : " T’inquiètes donc pas pour ça. Je trouve toujours des solutions. " J’avais plusieurs jours de congés d’accumulés, et nous avions un petit peu d’argent à la banque. Je nous savais à l’abri des soucis financiers pour quelque temps. Mais pas pour éternellement…

 

J'avais besoin d’être un peu seule. J’ai dis à Claude que je ne me sentais pas bien et je suis allé m’étendre sur le sofa. J’en voulais à mon mari pour ce qu’il m’avait fait. Malgré tout, je l’aimais toujours. J’avais pris un risque en décidant de reprendre la vie commune avec lui après notre séparation, en sachant très bien ce qu’il était. Je me doutais bien qu’un jour j’aurais à payer le prix de cette décision. Sauf que je n’aurais jamais imaginé, que le prix serait aussi élevé.

Claude vint me voir et me dit : " Viens en haut avec moi, je dois te montrer quelques chose. " Il serait bientôt 6hres, et les enfants allaient se lever. Je ne voulais pas qu’ils me voient ainsi, je n’étais pas prête. J’ai donc suivi Claude à l’étage. Mon mari me fit entrer dans son * bureau *.   " Voilà " me dit-il. " Je t’ai acheté ce beau cercueil. J'ai choisi le dedans rose, j’espère que tu aimes ?  Je l’ai installé face au mien. Comme ça nous serons toujours ensemble ! "

" Tu ne crois quand même pas que je vais coucher là-dedans ! " Dis-je à Claude. Il me sourit. " Kapa, tu n’as pas le choix. Si tu ne t’y couches pas au lever du jour, tu seras morte avant midi. Et peut-être même avant ça. " Je ne pouvais m’imaginer entrain de mettre le pied dans ce truc.

Mais lorsque 7hres sonna, et que la lumière du jour se leva, j’ai compris que je ne pouvais faire autrement. On aurait dit que mon corps allait se désintégrer.

 

J’ai enfilé mon pyjama, et je suis entré dans mon cercueil, et je m’y suis allongé. Ainsi ce serait ça ma vie désormais. Fini le soleil, fini le travail, fini le beau bronzage. Plus jamais je ne verrai le jour, plus jamais je ne verrai mes enfants revenir de l’école, plus jamais, plus jamais. J’allais vivre éternellement ! Le problème c’est que je ne voulais pas de cette vie là…

Par Dawawa
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