# 23 - Adieu Kapa & Bienvenue Marité

Publié le par Dawawa

Plus tard cette nuit là ...

 

 

J’étais avec Florence ou bien était-ce Barbara ? Pascale peut-être ? Bof, ça n’a pas d’importance, je n’avais pas l’intention de l’épouser de toute manière.

Disons donc, que j’étais avec Machin, et que je cherchais une façon gentille de la mettre dehors de mes appartements, lorsque le téléphone sonna.

Content de cette diversion, je bondis sur lui, comme un chat affamé,  bondit sur une souris.

 

Piétro : Yep ?

C’était mon père. Décidément, il me collait au cul depuis le départ de ma mère. Il avait encore besoin de moi pour l’aider, mais cette fois-ci,  ce n’était pas pour que je m’occupe des mômes, mais plutôt pour l’aider à aménager la chambre de la nounou.

Piétro :  Mais père il est 2 hre du matin !

Comte :  Et alors ? Tu le sais bien que je ne suis pas très actif après le levé du jour !

 

Effectivement, je n’y avais pas pensé. De toute façon ou j’aidais mon père ou alors j’étais condamné à passer la nuit avec Machin, qui voulait que nous dormions en petite cuillère ! Elles ont des drôles d’idées les pétasses parfois.

 

 

Je dis donc à Machin :  " Désolé bébé je dois y aller.   Y’à mon père qui m’attend.   Non, non je te trompe pas ...   Évidemment que je te rappelle ! "

 

Elle débarrassa finalement le plancher, après m’avoir juré son amour éternel, et m’avoir fait promettre pour la 5 ième fois, que je l’appellerais le soir même.  Comme si, j’allais la revoir deux fois !  Non merci.

 

 

Au fil des ans, père avait accumulé pas mal de chose, et avait entassé le tout dans une pièce du 2ième qui ne servait pas.  Dorénavant, cette pièce serait occupée par la nouvelle nounou.

Comte :  Aides-moi à transporter ce congélateur fiston.

Pietro :  Tu vas le mettre où ?

  

Comte :  Dans le cabanon. 

 

Le congélateur somme toute assez petit, pesait néanmoins une tonne.

Piétro :  Qu’est ce que t’as bien pu mettre dedans ?   Ce que c’est lourd !   Tu l’as remplit de pierres ?  

Comte :  Des pierres  ?   Tu veux rire ?    Voyons fiston !    J’y ai placé un cadavre   !  

Nous avons éclaté de rire ensemble.  Quel farceur mon père tout de même.

Ce n’est qu’une fois, le congélateur arrivé dans le cabanon,   que mon père m’annonça la nouvelle.  Au milieu des outils et des gallons de peinture, il m’annonça que la femme qui m’avait mit au monde, celle qui m’avait donné la vie, s’était suicidée.

 

Comte :   Fiston ,  j’ai appris une terrible nouvelle tout à l’heure !   Ta maman elle …  ta maman elle n’est plus … elle s’est  suicidée ...

Piétro  (abasourdi) :  Quoi, mais euh …  Comment elle a fait ça ?

Comte :  Elle s’est enfoncée un pieu dans le cœur.

 

Le choc me laissa sans voix.   Comment avait-elle pu faire une chose pareille ?  Quelle horrible façon de se donner la mort !    Pour ma part, qu’elle soit morte ou vivante ne changeait rien dans ma vie, mais fallait voir la tête de mon pauvre père …  Mon coeur se serrait pour lui.

 

Pourquoi avait-elle fait ça ?  A cause de nous ses enfants qu’elle accusait de l’avoir mal aimée, ou alors père avait déjà fait de Mme Plume sa maîtresse et mère l’avait apprit ?

 

 

Ce n’était ni l’heure ni le moment de se poser des questions.    Père pleurait silencieusement, et je le pris dans mes bras.   Il pleura la tête sur mon épaule, alors que mes yeux à moi, demeuraient parfaitement secs.

 

Plus tard, alors que mes jeunes frères se préparaient pour l’école, j’ai accompagné père, alors qu’il réunissait le reste de la famille au salon, pour leur annoncer la mort de notre mère.

 

Comme je m’y attendais, la nouvelle laissa tout le monde dans l’indifférence, sauf Ben qui s’inquiétait de savoir qui on allait prendre comme mère maintenant.

 

 

Père lui expliqua, que nous n’en étions pas là.  Il lui fit un petit discours sur le respect, et en profita pour nous rappeler a tous, que nous étions, nous les enfants, responsables du suicide de notre maman. 

 

Je n’ai pas eu le courage, de le confronter au sujet de sa maîtresse, et de lui demander depuis quand cette relation durait.  De toute façon, ça n’aurait rien changé ...

 

 

 

L’enterrement eu lieu le lendemain.   Mère fut enterré dans la cours arrière de la maison, simplement parce que les vampires n’étaient pas les bienvenues dans les cimetières publics.  Père, nous expliqua qu’il avait fait venir les entrepreneurs, et fait descendre la tombe, afin de nous épargner d’inutile souffrance, et pour les mêmes raisons, nous n’avons pas pu jeter un dernier regard sur notre mère.  La tombe étant bien sûr déjà fermée. 

La cérémonie fut brève, et personne ne vint.  Faut croire que nous n’étions pas les seuls mes frères et moi, a ne pas avoir apprécié cette femme. 

 

Personne ne versa de larme non plus, sauf père, qui lui pleura abondamment.  Fabien et Ben étouffèrent chacun un bâillement, et les jumeaux eux babillaient gentiment.  Tandis que moi, je feuilletais mentalement mon carnet d’adresse, me demandant laquelle j’appellerais ce soir …

 

 

Après la cérémonie, alors que nous étions tous réunit, père nous annonça qu’il ne ferait venir la nouvelle nounou, que dans 2 jours.   Il avait retardé la date de son entrée en fonction, parce qu’il jugeait, qu’il aurait été difficile pour elle, de prendre son poste alors que nous enterrions notre mère. 

 

Puis, il nous expliqua, que nous allions devoir respecter une période de deuil de 3 mois.  Pendant ce temps, il faudrait nous vêtir de noir.  Il nous serait également interdit pendant cette période, d’éclater de rire, de jouer et d’avoir toute forme de plaisir.

 

Et, il ajouta pour moi je crois, que cela incluait les plaisirs de la chair.

 

3 mois !  Je ne voyais vraiment pas du tout, comment j’allais faire pour respecter ça !  Tout ça a cause de notre mère !  Même morte, elle arrivait encore à me gâcher la vie !

 

J’ai passé le restant de la soirée à déprimer.

 

Le lendemain, n’apporta guère de meilleure nouvelle.  Encore une fois, père nous réunit, cette fois-ci autour de la table. 

 

« Les enfants, l’heure est grave ! »   Nous dit-il.   «  J’ai fait les comptes, et on a un gros problème, nous n’avons presque plus d’argent ! »

 

« Si nous ne faisons rien, bientôt nous n’aurons plus rien à manger ! »   Ajouta t’il gravement.

 

 

 

«  Nous pourrions toujours manger un des jumeaux ! »    Dit Ben pratique.   « Ou encore, tirer a la courte paille, et celui qui tire la plus petite se fait manger ! »   Ajouta t’il.

 

Fabien :  Moi j’aime mieux qu’on mange un jumeau.

Ben :  T’as peur d’avoir la plus petite paille !  Froussard !

Fabien :  T’es qu’un menteur !  C’est pas pour ça !

 

Ben :  C’est pour quoi alors ? 

 

Comte :  Du calme les enfants !  Avant d’envisager une solution aussi draconienne, examinons une autre possibilité !   Nous ne sommes pas des barbares à ce que je sache !

Comte :  Bon voilà ce que nous allons faire.  Tout d’abord, moi, comme vous le savez tous, je ne peux pas sortir le jour.  Par conséquent, je ne peux pas travailler.  Ah, je vous entend déjà dire « mais tu pourrais travaillé la nuit »  Mais si, je travaillais la nuit, quand est-ce que je vivrai ?  Hein ?  Vous n'aviez pas pensé a ça hein ?  Donc, moi je ne peux rien faire, a part de petit truc, comme ramasser des bouteilles vides …

 

Comte :  Les jumeaux, sont encore trop petits, et ne peuvent rien faire.  Cependant, vous 3, êtes suffisamment grand pour faire des petits boulots.  D’ailleurs, a partir de maintenant, j’instaure le règlement suivant : Tout les enfants en âge d’aller a l’école devront maintenant travailler !    Et toi Piétro, tu vas laisser tomber l’université, et trouver un job a temps plein. 

 

 

Piétro (incrédule) :  Hein ?   Tra-trava-trava-illé ?  Moi ?  C’est une blague non ?

 

Comte :  N O N !

Piétro :   Mais ?  Pourquoi moi ?   Je ? 

 

J’étais même pas capable de parler tellement j’étais sous le choc !  Jamais je n’avais imaginé devoir travailler !  

 

 

 

Je suis resté là, tout seul, pendant des heures. Complètement découragé.  Complètement sonné !  Terriblement en colère !

 

Ma vie était fichue, j’en voulais à la terre entière, et en particulier à ma mère.

 

 

 

Je ne savais rien faire, je n’avais pas ouvert un seul livre à l’université, je n’avais pas eu le temps.  J’allais devoir exercer un métier quelconque,  merdique, mal payé, et plus une fille ne voudrait de moi.  Tout mon argent irait à ma famille, je serai toujours fauché. 

 

 

De retour au campus, où je passais ma dernière nuit, je continuai à déprimer.  Je n’avais même pas envie d’appeler une fille, et d’oublier cette histoire de travail et de deuil.   Je regardais les murs et songeais à mes frères et sœur, et à ce père que j’aimais tant. Je n’avais pas le choix.  J’étais coincé.   Je devais faire ma part et aider ma famille

En réalité, je me foutais bien de l’université, je détestais mes cours.   La seule chose qui m’avait plus ici, c’était toute ses filles, bien roulées, toutes prêtes à se vautrer dans un lit, du moment qu’elles croyaient que tu étais complètement fou d’elles.

 

Elles allaient me manquer ces jolies petites choses, les Simone, les Anita, les Émilie, les Tina,   les … peu importe leur nom …

Et puis le jour arriva, et la Nounou fut là.    L’air timide, un sourire un peu niais sur les lèvres, l’air passablement cruche … 

En bons garçons que nous étions, nous l’avons salué et nous avons sourit bêtement alors que père faisait les présentations.

 

 

 

Comte :  Voici, le plus grand,  Piétro, que vous avez rencontré lors de votre entrevue. Près de lui il y a Fabien.   Sur la chaise là, c’est Ben,   et puis le petit debout là, c’est Lucas, et sa jumelle est …

Père regarda a droite et a gauche, cherchant la petite Ella des yeux :  « mais où est elle ? » questionna t’il.

Et comme si elle avait deviné que l’on parlait d’elle, surgissant de derrière le sofa, la petite Ella se dirigea de ses petits pas vers la nounou.

 

Elle s’arrêta un cours instant, reprit sa petite marche, et de ses petits poumons, cria :

«  Ma man, Ma man, Ma man, Ma man… »

 

 

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M
Cette histoire est merveilleusement bien tenue. Et je l'ai fini de lire depuis un bon moment.. disons déjà 2 ans ! Et j'ai comme l'impression que l'on est pas près d'avoir une suite : ce qui est bien dommage ! D'ailleurs je l'ai lu sur dawawa.skyrock.com tout d'abord. La personne qui a tenu ce blog s'est arreté au meme endroit prétextant le décès d'une personne chère lui coupant toute envie de s'occuper des sims. Ici il n'y a même pas de message d'adieu.. Qui des deux est réellement l'auteur de cette superbe nouvelle ? Je n'en sais rien, et en réalité ce qui m'importerait plus c'est d'avoir une fun égale à l'histoire. Mais pour moi et pour tous les autres admiratifs, il n'y aura sans doute plus de nouvelles.. C'est triste..
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J
Et la suite!!!!!!!!????
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M
J'ai vraiment hate de voir la suite!<br /> Je me demande qu'elle sera la réaction du compte s'il reconnait Kapa!
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F
bon ben l'hitoire commence mal et quand je lai lu j'ai pleurer
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M
a q la suite c'est excellent!!!!!!!!!!!
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