
Entrevue avec un vampire
Partie 1
Par: Léandre Porter
Journaliste : Avec moi aujourd’hui le Comte Claude Faivre. Comte racontez moi comment vous avez été initié au vampirisme ?
Comte : Ça remonte à plusieurs années, j’espère que ma mémoire ne me jouera pas trop de tour. Et bien voilà :
Cette claque en plein visage me permit de retrouver mes esprits. Je l’avais bien mérité ! J’avais dit des horreurs à mon mari. J’avais tellement honte de moi. Je venais de réaliser une chose essentielle, si Claude avait mordu Léandre, celle-ci serait venue me le dire. Tout comme Daisy l’avait fait. Ou encore, elle aurait téléphoné pour tout me raconter. Claude avait amplement raison, j’étais une véritable nouille !
A genoux aux pieds de mon mari, j’ai demandé pardon à cet homme que j’aimais éperdument, l’implorant de ne pas m’abandonner. J’avais tant besoin de lui.
Attendri, celui-ci me prit dans ses bras et m’embrassa. " Kapa, bien sur ma chérie, je te pardonne. Je craignais que cet article ne te bouleverse et j’ai préféré ne pas t’en parler. Pauvre amour, ce n'est pas facile de vivre avec un homme comme moi. Je regrette de t’avoir frapper, mais Kapa, tu m’as poussé à bout. " Me dit-il.
Quelques semaines plus tard, j’ai appris par les journaux que la police avait interrogé la jeune caissière du magasin Son & Son. Celle-ci se rappelait avoir vendu un téléviseur à un couple plutôt pressé. La femme, une blonde plutôt jolie, avait utilisé la carte de crédit pour payer. La caissière n’avait pas très bien vu l’homme qui l’accompagnait, car il se tenait en retrait. Elle se rappelait seulement qu’il semblait plutôt laid, et qu’il était très bien vêtu. J’étais soulagé, ce n’était définitivement pas Claude, il était tout sauf laid.
Puis, les journaux cessèrent de parler de cette histoire. La police je crois, avait pratiquement abandonné l’enquête, faute d’élément. La disparition de mon amie, demeurait un mystère total. Les gens oublièrent cette affaire, et je faisais partie de ces gens. Il est vrai que j’étais enceinte et que j’avais 3 enfants. J’avais bien d’autres chats à fouetter même si Léandre me manquait cruellement.
Si Claude me pardonna, il en alla différemment de mon fils aîné Pietro. Il m’en voulait beaucoup d’avoir insulté son papa en l’accusant des pires crimes. Il me dit même un jour, qu’il me haïssait. Cela me fit de la peine, mais je comprenais sa colère. Avec le temps, elle s’apaiserait sûrement.
La naissance inattendue des jumeaux, Lucas et Ella Banal fut une grande source de joie. Les jumeaux n’étaient pas identiques, et curieusement Ella avait la peau beaucoup plus foncé que son frère. C’est ainsi que j’ai appris, que c’était aussi la couleur véritable de la peau de mon mari…
Toute la famille adorait les jumeaux, mais tout le monde avait un petit faible pour Ella. Les garçons étaient très protecteurs envers elle. Claude, pour qui chaque naissance avait été une fête, devint complètement gaga de sa petite merveille. Il l’avait constamment dans les bras, et passait des heures à jouer avec elle. Moi, j’étais contente d’avoir enfin une fille.
Les années passaient et les enfants grandissaient. Fabien 7 ans, était un beau petit garçon. Il adorait les muffins, tellement qu’il ne mangeait pratiquement que cela.
Fabien était le plus attachant de mes garçons. Lui au moins, ne manquait jamais de venir me faire un câlin lorsque je rentrais du boulot.
Ben, le petit prince avait quant à lui 9 ans. Il était prétentieux et hautain. Bien que lui aussi soit encore un enfant, il avait tendance à nous regarder de haut. Heureusement qu’il était beau garçon, cela aidait à le rendre un peu plus sympathique.
Ben prétendait qu’il serait riche a 20 ans. Il ne parlait que de cela. Il rêvait déjà des millions qu’il dépenserait quand il serait grand. Sa femme, disait-il, ne travaillerait pas. Elle s’occuperait de leurs enfants !
Pietro 15 ans, était un ado typique. Ma relation avec lui ne s’était pas amélioré au fil des ans, bien au contraire ! Il avait une petite amie que je n’aimais pas. Elle était gentille, mais je détestais la façon dont elle s’habillait. Ses jupes étaient toujours trop courtes. J’aurais tellement préféré une fille bien mise, au lieu de cette petite traînée. Claude n’était pas d’accord avec moi, au contraire il trouvait que son fils avait très bon goût.
Pietro avait toujours été studieux et il songeait déjà à aller à l’université. Un soir, alors que nous en discutions, j’ai du expliquer à mon fils qu’il me serait peut-être difficile de payer ses frais de scolarité. J’avais 5 enfants à ma charge, mon salaire suffisait à peine. Claude et lui, me regardèrent d’une bien curieuse façon alors que je leur expliquais mes raisons.
Claude, trouva une solution et promit à Pietro qu’il ferait tout pour que celui-ci réalise son rêve. Il allait faire le tour des parcs la nuit pour ramasser des canettes vides et les revendre. Il y passerait ses nuits s’il le fallait, mais son fils irait à l’université.
Pietro qui trouvait son père très généreux, serra dans ses bras son papa en lui disant que cela faisait chaud au cœur d’avoir au moins un parent qui aimait ses enfants. Ce n’était pas très gentil pour moi, mais Claude avait toujours été le préféré de mon fils aîné. Ce n’est probablement pas pour rien, que lorsqu’il n’était qu’un bambin le premier mot qu’il prononça, fut *papa*.
Je travaillais plus que jamais. Faut dire que je n’avais pas le choix. Claude n’avait plus un rond, les fins de mois étaient difficiles. J’avais une grande famille à nourrir, une nounou a payé, l’épicerie, les vêtements de la famille, les factures et tout le tralala.
Malgré tout, j’allais bien. Je tenais la forme, bien que le poids des années commençait à se faire sentir. Je faisais un peu d’arthrite, et me découvrais ici et là quelques rides. Bref, je vieillissais quoi.
J’ignorais ma date d’anniversaire. Je ne connaissais pas du tout mon âge véritable, n’ayant aucun souvenir de ma vie avant Claude. Pour faire comme tout le monde, et avoir moi aussi un jour d’anniversaire, j’avais choisi une date au hasard. Enfin, pas vraiment au hasard. J’avais choisi le jour où j’avais embrassé Claude pour la première fois. Ce jour était le plus beau jour de ma vie, c’est là que j’étais née.
Ce qui fait que nous avions 2 trucs à fêter ce jour là, le début de notre amour, et mon fictif anniversaire. Et comme nous étions pile ce jour-là, mon bel époux m’invita au restaurant, avec bien sur mon argent…
On en oublie que c'est un Legacy.
La pauvre Kapa me fait de la peine avec ses oeillères. Ne voit-elle donc pas que son comte de mari la manipule honteusement ?
Si je l'avais en face de moi, je la secouerai.
J'espère qu'un jour, elle ouvrira les yeux.
"Claude est tout sauf laid" Mouarf !! Elle m'a bien fait rire avec celle là !!
Je suis comme Esse, j'espère qu'elle se réveillera un jour. Et je pense que ça va arriver... Claude accumule les erreurs, ça va bien finir par lui retomber dessus !!! Non mais ! Pauvre Kapa !!
Les vrais jumeaux sont forcément du même sexe ..... :o)
Sinon, très sympa cette histoire (mais quelle naïve ... !!! lol)