Entrevue avec un vampire - partie 2

Publié le par Dawawa

Par : Léandre Porter

Journaliste : Comte, la dernière fois que nous nous sommes vus, vous avez raconté comment la baronne vous avait mordu. J’aimerais que vous nous parliez de vos débuts en tant que vampire.

Claude : Oh ce fut des débuts plutôt difficiles!

Journaliste : Allez Comte, racontez-nous…

Claude : Eh bien, après avoir été mordu par la baronne, je suis allé retrouver ma petite amie Juliette. Nous étions ensemble depuis l’adolescence. À l’époque elle était adorable.

Une fois adulte, Juliette était devenue snob et prétentieuse ce qui ne me plaisait pas du tout, mais je continuais quand même à la fréquenté. Lorsqu’elle me vit ce soir là, elle ne put s’empêcher de me regarder de haut, avec un petit air de dégoût.

Je crois que c’est cela qui me donna envie de la morde. Cela et sa robe mettant en valeur son long cou. Faut dire aussi que j’avais soif, j’avais besoin de la morde. Ce que je fit donc.

Seulement j’étais un petit nouveau dans ce domaine. Malgré les recommandations de la baronne, j’ai perdu le contrôle. Il faut dire que mordre est tout un art. Cela ne s’apprend pas en claquant des doigts.

J’ai senti le corps de Juliette devenir tout mou. J’ai du la prendre carrément dans mes bras pour ne pas qu’elle ne tombe sur le sol. Je l’ai déposé sur le banc, et j’ai écouté son cœur. Il ne battait plus. Je l’avais tué. Curieusement, je ne ressentais rien, absolument rien.

Je suis entré chez elle, et j’ai emprunté le tapis du salon. J’ai enroulé son corps dedans. Puis, je l’ai transporté chez moi. Elle était lourde la petite Juliette. Cette nuit là, j’ai enterré Juliette dans ma cour.

Journaliste : C’est horrible cette histoire. Vous n’avez jamais regretté, eu des remords, rien ?

Comte : Non, rien de tout ça. Léandre, n’essayez pas de comprendre. Je suis un vampire, c’est comme ça c’est tout.

Journaliste : vous en avez tué plusieurs comme ça ?

Comte : Oh, disons quelques unes ! Surtout les premiers temps. Vous savez, ce n’est pas toujours facile de se maîtriser, et je n’avais pas d’expérience non plus. J’avais soif de sang, comme un alcoolique à soif d’alcool. Donc à mes débuts j’ai fait quelques victimes sans le vouloir.

Journaliste : Comment recrutiez vous vos victimes ?

Comte : C’est le côté le plus difficile de ma vie de vampire. Je fais peur aux femmes, mon apparence, mes yeux rouges, la couleur de ma peau, mes dents, elles étaient méfiantes, et apeurées par moi. Sauf en de rare exceptions

Les prostitués, par exemple. Je finissais toujours par en trouver une qui voulait bien me suivre chez moi, en échange de quelques dollars.

Celles-là, étaient faciles. J’en mordis plusieurs, je ne sais plus combien, et je leur repiquais leur argent ensuite. (rire)

Il y avait aussi les femmes mariées, que les maris délaissaient. Elles s’ennuyaient, elles voulaient un peu d’aventure. Comme Constance, épouse d’un Duc, qui préférait la chasse à sa jolie épouse. Quel idiot celui-là, une femme aussi jolie. Heureusement j’étais là… J’avais de bonne manière, j’étais charmeur. Ce ne fut pas difficile de l’attirer dans mon lit.

Elle me donna un peu de fils à retorde celle-là, lorsque je voulut planter mes dents dans son si jolie petit cou, elle se débattit comme un diable.

Cette garce, à même réussit à s’échapper. Et elle s’élança dans la cour.

Heureusement pour moi, j’ai pu la rattraper. La charmante Constance repose maintenant 6 pieds sous terre, dans ma cours.

Les bals masqués, étaient aussi de bonnes occasions pour rencontrer des femmes, les séduire…et les mordre. Mon apparence dissimulée derrière un masque, je passais presque inaperçu. J’étais bon danseur, les femmes adoraient danser avec moi.

J’étais de tout les bals masqués, à l’époque il y en avait beaucoup. C’était très populaire comme type de soirées. Mais les autorités se sont misent à avoir ce type de soirée à l’œil, car il y avait eu beaucoup de disparition, enfin c’était les bruits qui courraient. On avait jamais retrouvé aucune des disparues. J’ai du mettre fin à mes apparitions à ce type de soirée. Toute bonne chose à une fin…

A une autre époque, je plaisais énormément aux femmes de type gothique. Elles étaient absolument folles de moi. Elles me trouvaient cool. Je n’en faisais qu’une bouchée des petites gothiques …

Et puis il y avait les autres, celles qui s’en moquaient, les jeunes filles de l’époque du Peace and Love.

Celles qui n’avaient peur de rien. Comme Esméralda, une fille qui n’avait pas froid aux yeux, mais jolie comme un cœur.

Celles qui ne savaient pas, comme la livreuse de pizza…

Journaliste : Seulement des femmes ?

Claude : Oh oui, de toute ma vie je n’ai mordu qu’un homme! Le reste des femmes. Les femmes ont meilleurs goûts. Les poils de barbe me lève le cœur.

Journaliste : Je suis désolée comte, mais pourrions nous mettre fin à cette séance, je ne me sens pas très bien. Je dois couvrir quelques choses…

Claude : Pauvre Léandre, vous tremblez…

Journaliste : Ouais, ca doit être la grippe...!

Publié dans Épisodes précédents

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A
Je découvre et je suis hypnotisée ... A tout de suite
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S
Tro fort j'adore.
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D
Ah merci Lidou ! Je dois avoir trop cliqué aujourd'hui. Pas beaucoup de monde aux bals, gros problème avec le jeu (plutôt la carte qui ne suit plus).
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L
Excellent!<br /> Dommage qu'il n'y ait pas plus de monde pour les bals costumés.<br /> (ps en claquant des doigts, pas cliquant :) )
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