# 5 - Le calme avant la tempête...

Publié le par Dawawa

Les jours suivants furent à peu près normaux J’avais bien sûr parlé avec Karelle et je l’avais avisé, que je ne tolérerais plus aucun retard. La prochaine fois se serait la porte. Elle tenta de se justifier, mais je la coupais aussi sec, si elle voulait conserver son travail, elle devait être là, à l’heure, un point c'est tout.

Je lui avais aussi expliqué, qu’elle ne devait sous aucun prétexte, déranger Claude dans son bureau. Surtout, je lui rappelais, qu’il lui était interdit d’y entrer. J’imagine qu’elle devait trouver tout cela étrange, mais je n’en avais rien à cirer de ce qu’elle pensait.

Je quittais quand même toujours passablement inquiète pour le bureau. Même si j’avais confiance en mon époux, j’avais toujours une petite crainte. C’était plus fort que moi. Je ne sais pas exactement ce que je redoutais. Il est vrai que j’avais une famille un peu particulière. Malgré tout mes problèmes, je parvenais a bien performer au travail. Mon patron, encore une fois, pour me récompenser m’offrit le poste de Responsable, ainsi qu’une prime et une belle augmentation salariale.

J’étais tout de même heureuse avec mon comte. J’avais épousé sans le savoir un vampire, mais il n’était pas responsable de sa condition. Cela ne changeait rien au fait qu’il était un homme ravissant, drôle et tendre. Je l’aimais toujours aussi intensément. Lui aussi je supposes, du moins il me le prouvait bien souvent. Bien sûr, il m’avait mentit. Je comprenais pourquoi il l’avait fait. Je savais qu’un jour j’arriverais à lui pardonner le chagrin qu’il m’avait causé.

Nous partagions des choses merveilleuses lui et moi. Nous avions notre fils, notre petit Pietro. Il venait tout juste de célébrer son premier anniversaire. Il était tellement mignon. Mon bébé était maintenant un petit homme. Un an déjà, je n’ai pas vu le temps passer.

Claude était fier de son grand garçon et passait abondamment de temps à lui apprendre la propreté. Cela demandait énormément de patience, mais Claude en avait à revendre. Il prenait son rôle de père très sérieusement.

C’est également Claude qui enseigna à Pietro a marcher et a parler. Notre fils apprenait lentement, mais sûrement. Il était vraiment un père formidable.

Moi, je travaillais tellement fort toute la journée, que je n’avais pas la patience pour tout ça. J’essayais d’être quand même une bonne maman. J’étais carriériste, plutôt que maternelle. J’aimais mon fils, n’en doutez pas, et je souhaitais ardemment que notre famille s’agrandisse.

D’ailleurs, je pense bien que je serai exhaussé, car depuis quelques jours j’ai de terribles nausées. En plus il me semble que ma poitrine est plus lourde, et je suis tellement lasse. J’aimerais tant avoir une petite fille.

Il faut dire que Claude et moi, faisions très souvent tout ce qu’il fallait pour que je me retrouve dans cette situation. J’avais un mari plutôt sensuel. Claude voulait un autre enfant, il le disait clairement. Je préfèrais attendre d’être certaine que j’étais bien enceinte, avant de lui annoncer la bonne nouvelle.

Bref, notre famille se portait plutôt bien, du moins jusqu’à ce que je remarque des choses étranges chez mon mari. Parfois il se comportait vraiment bizarrement. Il s’allongeait sur le sofa, et passait des heures, le regard dans le vide. Il semblait tellement loin.

Ou encore, il montait dans la chambre de Pietro et je l’entendais pousser des cris de joie pour rien !

Il se dandinait avec un abat-jour sur la tête. Je ne savais pas trop quoi penser de tout cela. J’avais assurément un bien curieux époux.

 

Le plus inquiétant c'est qu’il sortait seul la nuit. Sans me le dire. J’ai le sommeil fragile depuis quelque temps, c’est pour cela que je sais. Il était sortit 4 fois cette semaine. Je n’osais pas questionner Claude, j’avais trop peur de la vérité. Mais je pensais, que mon mari, mon beau type gris, avait malheureusement une maîtresse…

C’est du moins ce que je présumais, encore quelques minutes avant que mon amie Daisy ne m’appelle. Elle devait me parler de toute urgence. Elle me demanda de l’attendre dehors devant chez moi. Lorsque je la vis, j'ai compris qu’il pouvait y avoir bien pire qu’une maîtresse, tellement pire…

 

Publié dans Épisodes précédents

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article