Entrevue avec un vampire - partie 1

Publié le par Dawawa

J'ai pensé, que je pourrais vous raconter, parallèlement à mon histoire, la vie du Comte par le biais d'entrevue. Voici donc la toute première Entrevue avec un vampire.

Par : Léandre Porter

Journaliste : Avec moi aujourd’hui un vampire, le Comte Claude Faivre. Comte racontez moi comment vous avez été initié au vampirisme ?

Comte : Ça remonte à plusieurs années, j’espère que ma mémoire ne me jouera pas trop de tour. Et bien voilà :

Je suis né le 10 septembre 1847 à Montsimpa. J’étais enfant unique, et vivais seul avec ma mère Madeleine, une très jolie femme. Je n’ai jamais connu mon père. Il est mort alors que ma mère était enceinte de moi. Il fut emporté par une maladie mystérieuse alors qu’il avait seulement 21 ans. Ma mère ne s’est jamais remarié. Nous étions très pauvres, et pour joindre les 2 bouts, ma mère était servante chez la Baronne Pointue. Sa mère, ma grand-mère et même mon arrière-grand-mère avaient aussi travaillé pour la Baronne. C’est impossible direz-vous, mais si, c’est possible car voyez-vous la baronne Pointue était un vampire, donc immortelle…

Je devais avoir environ 15 ans, quand ma mère me raconta qu’elle travaillait pour un vampire. Je trouvais cela passionnant. Je dévorais tous les livres à ce sujet. Je me disais que si mon père avait été vampire il serait encore là, et maman n’aurait pas besoin de faire la boniche.

J’avais à peine 18 ans, lorsque la mort emporta ma mère. Elle avait 38 ans. La baronne Pointue, m’offrit alors un poste de serviteur chez elle. Poste que j’ai accepté bien sûr. Je devais survenir à mes besoins.

La mort de mes 2 parents me laissait songeur. J’aimais tellement la vie. J’enviais la baronne d’être immortelle et je lui disais souvent. J’avais peur de mourir tôt, peur de ne pas avoir le temps de faire tout ce que je voulais faire. J’étais fasciné par la baronne. Je la trouvais immensément belle. Sa pâleur, ses cheveux rouge, je rêvais et espérais qu’elle finirait par me mordre un jour, je voulais vivre toujours.

Puis ce fut mon anniversaire. Je fêtais mes 20 ans. Je travaillais ce jour là, la baronne était une patronne bien exigeante.

J’étais entrain d’attiser le feu dans son salon lorsqu’elle arriva.

" Claude vous voilà ! Bon anniversaire mon petit " Me dit-elle.

Ravi qu’elle se souvienne de mon anniversaire, j’ai embrassé sa main pour la remercier. Nous avions, elle et moi, une relation bien particulière. J’étais son serviteur, je lui devais respect, mais j’étais aussi son amant, enfin quand elle désirait que je le sois.

Et en ce jour d’anniversaire elle voulait bien.

Parfois elle s’amusait à mordre mon cou. J’en avais des frissons. Chaque fois, j’espérais, mais en vain, qu’elle me donnerait la vie éternelle.

 La nuit était tombée, la baronne et moi prenions un cocktail sur sa terrasse. Elle me confia qu’elle n’avait pas vu le soleil depuis 528 ans. Je n'en revenais pas ! Parfois, me disait-elle, il lui arrivait de trouver sa vie bien fade. Elle se sentait prisonnière de son corps.

Je lui confiais alors ma peur de mourir jeune comme mes parents. Je lui dis aussi, que moi je vivrais volontiers dans une prison, même celle de mon corps.

Elle s’approcha de moi et prit mon verre. " J’ai un cadeau pour vous Claude " me dit-elle. Je sentis aussitôt une sensation bizarre m’envahir. Comme si mon corps et mon âme ne m’appartenaient plus.

Puis je sentis une douleur terrible me transpercer. Ses dents s’enfoncèrent dans la chair de mon cou. Je compris le cadeau, l’immense cadeau qu’elle venait de me faire.

Mon corps se tordit, ma tête éclata. J’étais vampire !

Je la pris dans mes bras pour la remercier chaleureusement. Je venais de recevoir un cadeau extraordinaire :   La vie… Pour toujours…

Elle me fit ses recommandations, m’expliqua ce que serait ma vie, quoi faire, quoi éviter. Elle me rappela que mes dents étaient une arme, que je pouvais tuer si je n’y prenais pas garde. Elle me mit en garde contre les autorités qui avaient les vampires à l’œil, contre la société en général ; Il n’y avait pas de place pour nous les vampires. Elle me dit aussi que mon plus grand ennemi serait dorénavant le soleil, et que je devais éviter le jour comme la peste.

Elle me donna 500 milles dollars. " Tu en auras besoin pour t’établir " me dit-elle.

Elle m’embrassa une dernière fois et me dit : " Part maintenant Claude. "

Et je partis, le cœur joyeux, la tête pleine de rêve et de l’argent plein les poches…

Journaliste : Elle était généreuse votre baronne ! Et ensuite qu'avez-vous fait?

Comte : Je ne vais pas répondre à cette question.  Je dois m’arrêter maintenant.

 

 

 

 

Journaliste : Déjà ? Pourquoi ? Ça commençait juste à être intéressant.

Comte : Parce que le jour va se lever…

Publié dans Épisodes précédents

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L
La suite la suite !!
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S
trop fort!!!!!
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